Les coopérations renforcées
Tout d'abord, une coopération renforcée, c'est quoi ? Eh bien une coopération renforcée, c'est la possibilité pour certains états européens d'aller plus loin que d'autres dans certains domaines où l’Europe n’agit pas ou plus ou pas assez, tout en restant au sein de l'Union (on a aussi appelé ça Noyau dur, avant-garde, groupe pionnier... ). Ainsi on peut imaginer que certains états créent une coopération renforcée afin d'accélérer ou de simplifier l'harmonisation fiscale ou sociale. L'essentiel étant de ne pas refaire à quelques-uns ce que l'Union fait déjà pour tous (pas de doublons) et de répondre à quelques exigences minimales.
Il faudra par exemple 9 états membres participants sur les 25 actuels pour lancer une coopération renforcée (1/3 des états) afin que ne se créent pas 10 fois les mêmes coopérations, mais avec deux ou trois états à chaque fois (les coopérations renforcées utilisent les infrastructures de l'Union). Il faudra également l'accord de la Commission afin que la coopération renforcée ne fasse pas la même chose que l'Union. Par défaut, les décisions se prendront à l'unanimité au sein d'une coopération renforcée, mais elles pourront très bien passer à la majorité qualifiée si bon leur semble.
Les coopérations renforcées n’ont guère été utilisées jusque là, c’est vrai, car nous étions dans une Europe à 15 qui parvenait tout de même à avancer bon an mal an. Mais aujourd'hui nous sommes passé à 25 états membres, bientôt 28 (si la Croatie progresse rapidement), elles deviendront maintenant obligatoires pour avancer dans de nouveaux domaines.
Attention ! Contrairement à ce que certains partisans du Non laissent entendre, les conditions exigées ne sont pas là pour empêcher toute coopération renforcée, mais bien pour s'assurer que la coopération renforcée n'ira pas à l'encontre des politiques de l'Union et qu'elle sera représentative. Qui plus est, rien n'interdit des coopérations à 2 ou 3, par exemple, mais auquel cas, la coopération en question ne se fait pas au sein de l'Union, mais juste entre les états.