Clause de Solidarité et ambition européenne
Une clause de solidarité est mise en place et qui risque de remettre en cause le statut quelque peu neutre de pays comme l’Autriche, la Suède ou l’Irlande. Cela signifie, qu'en cas d'agression contre un état membre, les autres doivent lui porter assistance. C’est une très bonne chose qui, avec les éléments déjà évoqués, pourra lancer une véritable défense européenne.
De larges compétences dans le domaine humanitaire sont également conférées à l’Union (qui n’en disposait pas auparavant) et un Corps volontaire européen d'aide humanitaire est créé. Les missions pouvant être attribuée à l’Union (les missions dites de Petersberg) sont étendues, notamment en matière de lutte contre le terrorisme, de désarmement ou d’assistance militaire (le maigre article 17 devient l’article III-309 bien plus complet). L'UE qui devait jusque là se limiter à évacuer des ressortissants ou faire de l'humanitaire peut désormais jouer un rôle actif sur la scène militaire, rôle qui est constamment mis en relation avec les décisions de l'ONU : l'Europe n'a dès lors pas vocation à intervenir "illégalement" ainsi que l'a fait Bush en Iraq.